Entre Allier et Cher, entre Cher et Nièvre : l’infini est là.

Nous étions le matin.

Paysage du Cher

Canon M3 : ISO 100, focale 22mm, ouverture f/5.6, obturation 1/1000s

L’éolienne tournait en émettant un bruit plaintif…

Paysage du Cher

Canon M3 : ISO 100, focale 22mm, ouverture f/2, obturation 1/4000s

…Donnant l’impression d’être ailleurs, de l’autre côté d’un vaste océan.

D’ailleurs en contemplant un champ…

Paysage nivernais

Canon M3 : ISO 100, focale 11mm, ouverture f/8, obturation 1/800s

… Les ballots de paille ajoutaient du relief ce qui permettait de se rendre compte de l’immensité du lieu. La forêt semblait loin. Pour un peu je me sentais perdu…

… Un petit détail me fit cependant revenir à la réalité :

Cigogne blanche

Canon 6D : ISO 100, focale 180mm, ouverture f/3.5, obturation 1/2000s

Mais que faisait cette cigogne blanche (Ciconia ciconia, Aves Ciconiidae) au Texas?

Suivie d’une autre révélation fracassante : mais pourquoi avais-je oublié mon objectif de longue focale 600 Km plus au sud?

Mes préoccupations matérielles n’intéressaient pas mon chien : il était visiblement agacé de me voir faire du sur-place et regardait devant avec envie.

Paysage du Cher

Canon M3 : ISO 125, focale 22mm, ouverture f/5.6, obturation 1/400s

C’est qu’il avait raison : il me fallait aller de l’avant en trouvant un moyen de contourner cet oubli.

Nous avons donc fini par atteindre la forêt.

Paysage du Cher

Canon 6D : ISO 100, focale 180mm, ouverture f/4.5, obturation 1/400s

Nous avons donc quitté une immensité ouverte pour entrer dans une réalité infinie et rectiligne.

Paysage du Cher

Canon 6D : ISO 800, focale 180mm, ouverture f/3.5, obturation 1/200s

Le chemin louvoyait.

C’est d’ailleurs potentiellement un piège dans certaines grandes forêts (comme celle de Tronçais), car même en suivant un chemin en apparence rectiligne, on n’a aucune idée de la direction que l’on suit si on n’utilise pas de boussole (ou ne GPS). Dans notre cas, pas de problème, une rivière était sur notre gauche.

D’ailleurs s’écarter du chemin c’était comme entrer dans un autre monde, plutôt oppressant.

Paysage nivernais

Canon M3 : ISO 250, focale 11mm, ouverture f/8, obturation 1/60s

Un monde où même les arbres tentaient de s’étouffer mutuellement,

Paysage nivernais

Canon 6D : ISO 100, focale 24mm, ouverture f/4, obturation 1/30s

Quand ils n’essayaient pas de vous emprisonner avec des rameaux rayonnants.

Paysage nivernais

Canon M3 : ISO 250, focale 11mm, ouverture f/8, obturation 1/60s

C’est dans ce genre de lieu qu’on finit par trouver la tanière d’un goupil.

Renard

Canon 6D : ISO 6400, focale 84mm, ouverture f/6.3, obturation 1/80s

Lequel nous avait repéré depuis longtemps et prenait la poudre d’escampette à travers champs.

Renard

Canon 6D : ISO 100, focale 105mm, ouverture f/6.3, obturation 1/160s

Nous ne le reverrons que bien plus tard à la tombée de la nuit, toujours galopant…

Renard

Canon 6D : ISO 12800, focale 180mm, ouverture f/3.5, obturation 1/800s

Pour finir par s’arrêter, caché au milieu de tout.

Renard

Canon 6D : ISO 12800, focale 180mm, ouverture f/3.5, obturation 1/800s

Mais reprenons.

L'allier vue depuis le Cher.

Canon 6D : ISO 100, focale 40mm, ouverture f/4, obturation 1/2500s

Ceci vous rappel surement quelque chose, et pour cause! Voici la rivière Allier, prise depuis le Cher face à la Nièvre qui commence dès la berge d’en face.

Cette limite était bien fine lors de cette période estivale.

L'allier vue depuis le Cher.

Canon 6D : ISO 100, focale 24mm, ouverture f/5.6, obturation 1/400s

D’ailleurs elle se franchissait à pieds pour les uns, à la nage pour les autres.

Jim dans l'Allier

Canon 6D : ISO 100, focale 105mm, ouverture f/5.6, obturation 1/500s

Encore fallait-il avoir un bon motif. Voici le mien!

Calopteryx splendens

Canon 6D : ISO 400, focale 180mm, ouverture f/8, obturation 1/250s

Un magnifique Calopetryx splendens (Anisoptera Zygoptera Calopterygidae) à 4 pattes (au lieu de 6), mais il a tenu à me montrer qu’il avait bien toutes ses ailes.

Calopteryx splendens

Canon 6D : ISO 400, focale 180mm, ouverture f/8, obturation 1/500s

Comme j’étais un peu stressé accroupi dans de l’eau avec le matériel photo, voici donc ma déception : une photo floue, et de loin en prime…

Ophiogomphus cecilia

Canon 6D : ISO 100, focale 180mm, ouverture f/8, obturation 1/320s

Sauf erreur de ma part, il s’agirait d’un ophiogomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia, Odonata Anisoptera Gomphidae), que je n’avais jamais vu auparavant et que je n’ai jamais revu…

Mais comme dit au début, tout se contourne, c’est ce que j’ai fait dans ce pays de cours de champs et d’étangs traversé par une rivière. Malgré tout la leçon je l’ai retenue : dans le coin, l’été aussi la longue focale est utile.

One thought on “Entre Allier et Cher, entre Cher et Nièvre : l’infini est là.

  1. C’est beau ces photos de forêt ! (J’avoue y être plus sensible qu’aux bébetes :P)
    Ça me donnerait presque envie d’apprendre à me servir de mon appareil 🙂

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